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Allemagne
Les
réformes structurelles engagées en Allemagne
depuis plus de dix ans menées ont tenté
promouvoir une plus grande responsabilité des caisses
d'assurance, des prestataires et des patients en recourant
à fois à une maîtrise des coûts
et à des incitations économiques.
Depuis 1996, les caisses publiques sont en concurrence et
chaque assuré peut choisir sa caisse selon les prestations
et les cotisations, et en changer librement ; les retraités
disposent aux aussi du libre-choix de leur caisse. Chaque
caisse pratique son propre tarif.
L'objectif premier visait à peser sur les taux de cotisations
des caisses. Pour cela, les distorsions de concurrence existantes
ont été supprimées.
Un mécanisme de péréquation des risques
a été introduit. Le principe de compensation
égalise seulement les facteurs sur lesquels les caisses
n'ont aucune influence : revenu des assurés, nombre
des membres de la famille et structures de risques spécifiques
par âge.
Les deux mesures, mise en concurrence et libre-choix, ont
contribué à rapprocher les taux de cotisations.
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1995
- 1996 : réforme Seehofer II
forfaits par pathologie à l'hôpital
mise en concurrence et restructuration des caisses d'assurance-maladie
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1997
- 1998 : réforme Seehofer III
renforcement de l'autonomie des caisses et de leur pouvoir
de négociation
rélatif désengagement de l'Etat : passage
d'un système d'enveloppes globales à un
système d'enveloppes individualisées -
le plafonnement des dépenses est remplacé
par des volumes incitatifs par cabinet médical.
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L'affiliation
à une couverture maladie n'est obligatoire qu'en-dessous
d'un seuil fixé par l'Etat (6 000 DM)..
Pour la
médecine de ville, les médecins bénéficient
d'une enveloppe individualisée dont le montant varie
en fonction du profil d'activité du médecin,
de sa qualification, de l'importance et de l'évolution
de sa clientèle... En cas de dépassement, le
médecin doit reverser la somme correspondante à
la caisse d'assurance-maladie qui le conventionne.
Les médicaments font quant à eux l'objet
d'enveloppes suivant la classe thérapeutique dont ils
relèvent. Chaque industriel reste en théorie
libre de fixer le prix de vente des médicaments. Mais
il existe depuis 1989 un système dit de "prix
de référence" (Festbetrag) défini
après négociation. Les malades sont remboursés
jusqu'à concurrence de ce prix. Le développement
de ce système a largement favorisé le recours
aux génériques.
Par ailleurs, le conditionnement des médicaments étant
multiple, les patients sont fortement incités à
réclamer des petits conditionnements. Le prix du ticket
modérateur pour les médicaments est ainsi fonction
du prix non de ce dernier mais de son conditionnement.
Enfin,
les forfaits par pathologie ont progressivement été
mis en place dans les hôpitaux ; suivant les
cas sont appliqués
- les forfaits par cas couvrent le prix des prestations nécessaires
à un type de traitement donné ;
- ou les forfaits spéciaux couvrent une partie précise
du traitement.
A xgaque prestation correspond un "prix" de référence
au niveau du Land au-delà duquel l'hôpital
n'est plus remboursé.
Pour
en savoir plus :
Ministère
de la santé

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