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Bertrand
de Jouvenel
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Du
pouvoir : histoire naturelle de la croissance, éd.
Hachette / Pluriel, 1998, 65F
Fasciné par la croissance
ininterrompue du pouvoir qui rendit possible la guerre
totale déclenchée par Hitler, Bertrand de Jouvenel s'est
donné pour tâche d'étudier cette croissance, ce gonflement
irrésistible qui aboutit au contraste inquiétant que
nous constatons aujourd'hui entre les moyens formidables
dont dispose l'Etat et le relâchement dans le contrôle
de leur emploi. Protecteur de l'ordre social, le pouvoir
en est tout autant l'agresseur, et avec la complicité
de tous : pour tout faire, comme on l'attend de lui,
ne faut-il pas qu'il puisse tout ? Un classique dela
philosophie politique et de la pensée libérale. Lire
des extraits
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De
la politique pure, éd. Calmann Levy, 1977, 71F
Toute
science suppose un langage descriptif sans équivoque
dont les termes fondamentaux correspondent aux formes
les plus simples et communes des phénomènes
étudiés. L'auteur s'étonne qu'il
n'en soit pas ainsi pour la science politique, et il propose
des concepts élémentaires tirés des
aspects qui se retrouvent dans les manifestations les
plus diverses de l'activité politique. Cet effort
d'analyse a suscité assez d'intérêt
pour que l'auteur ait été invité
à le présenter en version successives à
Cambridge en 1958, à Yale en 1959, à Berkeley
en 1960. aussi les idées avancées ont été
largement discutées dans les milieux universitaires
briatanniques et américains. |
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La
civilisation de puissance, éd. Fayard, 1976,
72F
" Notre produit le plus important, c'est l'être humain...
Je crois que le progrès essentiel, c'est le progrès
dans l'homme. " Ainsi Bertrand de Jouvenel résume-t-il
sa philosophie. Dans La Civilisation de puissance, il
développe un thème qui lui est cher: celui des forces
nouvelles. C'est une véritable vision des conditions
et des conséquences de notre existence actuelle: vision
historique, qui enrichit encore la réflexion d'un humaniste
persuadé que le bonheur dépend de l'homme; vision politique
qui cerne les apports d'un Marx ou d'un Adam Smith;
vision prophétique, qui nous fait entrevoir la destruction
des fondements biologiques de notre espèce par la démesure
de sa croissance économique. Bertrand de Jouvenel est
né en 1903 à Paris. Après des études de sciences et
de droit, il a été correspondant diplomatique puis envoyé
spécial de divers journaux jusqu'en 1939. Économiste
et professeur dans diverses universités (Cambridge,
Berkeley, Oxford...), il a dirigé la S.E.I.D.E.S. (Société
d'études économiques). Il est le fondateur de Futuribles.
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De
la souveraineté : à la recherche du bien
pratique, éd. Litec, 1947, 32F
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Arcadie,
essais sur le mieux vivre, éd. Futuribles, 1968
Ce
n'est pas ce qui est désirable qui change, mais -et
fort heureusement- noter capacité de le fournir à un
pourcentage toujours plus élevé de la population. Nos
accomplissements dans cette direction seraient beaucoup
plus importants si notre pensée était moins confuse.
Il est absurde de considérer l'accroissement de nos
possibilités technologiques autrement que comme un grand
bienfait; si les gens souffrent de conditions de vie
fâcheuses ou monstrueuses, cela vient de ce que nous
n'avons pas fait bon usage des chances que nous offrait
la technologie. En même temps, il est tout aussi absurde
de croire que le progrès technologique détermine ce
que l'on doit goutter. La technologie est ici pour servir;
c'est ou ce devrait être la servante de l'aménité.
Voir aussi " L'économie politique de la gratuité
", Dans cet article sont reproduits de longs extraits
d'un texte sur «l'économie politique de la gratuité»,
publié en 1959 par Bertrand de Jouvenel dans la Virginia
Quarterly Review et repris dans son livre Arcadie, essais
sur le mieux vivre
( Futuribles, mai 1998 ) se
procurer ce dernier article
La
justice sociale est-elle possible ?
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