La pollution de l'air

1. Le constat

Le public est inquiet à propos de la qualité de l'air dans nos villes : il entend dire que les polluants dangereux sont nombreux et divers, et que les pathologies respiratoires (asthme, bronchiolites…) se multiplient. Les pouvoirs publics tentent de traiter les problèmes en renforçant les normes d'émission des voitures et des chauffages urbains, et vont jusqu'à limiter la circulation automobile dans les plus grandes villes, les jours où les seuils sont dépassés. Des normes sévères limitent aussi les émissions de polluants des industriels.
Les oxydes d'azote ou de soufre, l'ozone, le plomb, les poussières, les composés organiques volatiles, les gaz à effet de serre… autant de menace inquiétantes.


2. L'analyse des libéraux

La qualité de l'air que nous respirons est évidemment l'une des bases de la protection de notre environnement.
Nous aurions tendance à commencer par demander que les problèmes d'impact des polluants de l'air sur la santé fassent l'objet d'une révision technique, sanitaire et économique approfondie. Il nous semble en effet que les conclusions sur leurs dangers ne sont pas toujours clairement établies, contrairement à une opinion largement partagée.
Bien sûr, il est avéré que certains produits sont potentiellement dangereux (comme le plomb ou les oxydes de soufre), mais leur concentration dans l'air de nos villes aujourd'hui est sensiblement plus faible, depuis vingt ans. Les émissions d'automobiles ou de chauffage urbain ont sensiblement diminué, du fait des réglementations mises en œuvre. A partir d'un certain niveau, il ne sera plus justifié de les réduire encore, et les ressources qui y seraient consacrées pourront être utilement affectées à d'autres priorités.
Le problème de l'ozone, par exemple, semble pouvoir être révisé : ce gaz est produit au-dessus des forêts par forte chaleur, et son influence sur l'air des villes pourrait être relativement réduite.
Beaucoup de spécialistes estiment que les normes d'émission des incinérateurs d'ordures ménagères sont maintenant arrivées à un point extrême, et que les moyens financiers importants qui sont consacrés à les respecter seraient peut-être mieux employés ailleurs.


3. Des propositions concrètes

Nous proposons d'ouvrir un débat public, transparent et objectivement informé sur les différents polluants de l'air, tenant compte des coûts provoqués par leurs éventuelles atteintes à la santé, et des dépenses nécessaires pour les éradiquer.
L'automobile en ville pose bien d'autres problèmes que la pollution de l'air : coupure des quartiers, laideur, danger des accidents, bruit, temps perdu dans les embouteillages, consommation d'énergie… Une véritable politique en faveur des transports en commun passera par la mise en place de concepts libéraux : ouverture des monopoles de transports publics, paiement à son juste prix pour l'usage de la voirie, etc.
Egalement, le marquage des polluants pourra ouvrir la voie à des mises en cause de responsabilité. Et les marchés de droits d'émissions permettront d'atteindre des niveaux de polluants acceptables pour un coût total sensiblement plus faible.

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