L'effet
de serre
1.
Le constat
Des
études scientifiques sérieuses ont montré que
nos importantes émissions mondiales de gaz carbonique, produites
lors de la combustion du pétrole, gaz, charbon
peuvent
provoquer l'augmentation des températures moyennes de la
planète, par renforcement de l'effet de serre qui piège
la chaleur des rayons solaires. Il peut en résulter des perturbations
climatiques, donc des menaces sur la végétation, et
une hausse du niveau des mers, qui submergeraient les régions
basses.
On nous dit que l'inertie de ces systèmes est forte, et qu'il
faut donc agir rapidement, sans attendre de disposer de toutes les
certitudes scientifiques. Et aussi que les actions nécessaires
sont de grande ampleur et seront coûteuses.
Les chiffres annoncés sont une augmentation des températures
moyennes dans cent ans, comprise entre +1° et +5°.
2. L'analyse des libéraux
Il
est incontestable que les températures de nos régions
d'Europe se sont élevées sensiblement, depuis Louis
XIV, déjà avant la révolution industrielle
et les importants dégagements de CO2 qui l'ont accompagnée.
Que ce phénomène soit lié aux émissions
de gaz à effet de serre, et qu'il doive se poursuivre dans
l'avenir fait encore l'objet de débats, nous semble-t-il.
La question est extrêmement complexe, car de multiples facteurs
interagissent (les nuages, la vapeur d'eau atmosphérique,
l'effet correctif des masses d'eau océaniques
). Certains
effets des gaz à effet de serre peuvent être bénéfiques
(meilleure croissance végétale
).
Faut-il
engager des moyens financiers importants - c'est-à-dire ralentir
le développement économique mondial, alors que les
besoins sont encore immenses - avant d'obtenir de meilleures certitudes
provenant des résultats des recherches en cours ?
Deuxième question : quelles sont les alternatives disponibles
? Si nous voulons réduire sensiblement les émissions
de gaz carbonique, nous devrons diminuer nos consommations mondiales
de pétrole, gaz, charbon. Or le tiers-monde se développe,
et la demande d'énergie va croître fortement, même
si nous parvenons à réaliser des économies
substantielles. Les énergies renouvelables (solaire, éolien,
biomasse
) suffiront-elles à remplacer les combustibles
fossiles, tout en suivant la croissance des besoins due au développement
? Ou bien faudra-t-il recourir massivement au nucléaire dans
des régions plus ou moins fragiles politiquement, sismiquement,
climatiquement ? 500 centrales à fission en Chine, Inde,
etc
?
Il
ne nous paraît pas encore clairement assuré qu'entre
les risques du réchauffement global et ceux d'une vaste dissémination
du nucléaire, le second soit nettement préférable.
3. Des propositions concrètes
Nous
proposons donc de renforcer les études et les recherches,
et en attendant, de se contenter de prendre des mesures "sans
regret" contre l'effet de serre, c'est-à-dire des mesures
dont le coût est faible.
Liens
utiles :
risques effet
de serre énergies
|