La protection de la Nature

1. Le constat

La biodiversité est menacée, en France et dans le monde (des espèces disparaissent, des biotopes sont éliminés, particulièrement les zones humides). On a remis quelques loups et ours dans les montagnes : certains disent qu'il y en a trop, d'autres pas assez.
Les forêts seraient affectées par les pluies acides. La pêche en mer (à la baleine mais aussi aux poissons) est trop intensive. Les querelles françaises sur la chasse ont souligné l'ampleur des désaccords sur ces sujets. La France se fait critiquer à Bruxelles pour sa lenteur à appliquer la protection des sites prévue par la directive européenne Natura 2000.
Les incendies de forêts dans le Sud atteignent des proportions dramatiques. Les tempêtes jettent à bas quantité d'arbres. Les marées noires et autres naufrages de navires chimiquiers continuent de détruire nos biotopes côtiers. L'eutrophisation des eaux douces et maritimes côtières s'étend.
La pression de l'urbanisation (sur le littoral, en montagne…), des infrastructures de transports et d'énergie, de l'agriculture intensive, continue de croître.

2. L'analyse des libéraux

Ce constat négatif doit être nuancé : nous savons maintenant que les forêts ne sont pas affectées par les pluies acide ; les accusations de destruction de biodiversité contre une entreprise sont parfois inspirées par ses concurrents...
Un bien est protégé spontanément lorsque quelqu'un en est responsable : une technique efficace sera donc de chercher à créer des droits de propriétés, ou tout au moins des droits d'usage, ou de susciter des victimes ayant capacité à agir juridiquement. Par exemple des quotas de pêche qui soient négociables, des fermes de baleines (l'éléphant est sauvé depuis que le commerce de l'ivoire est libre). Les forêts de Corse et de Provence souffrent souvent d'un statut patrimonial incertain.
Lorsqu'il y a propriété, allégeons les incitations à la rentabilisation immédiate : les impôts locaux sur les zones humides doivent être beaucoup plus faibles.
Pas d'animaux dangereux dans nos terroirs, nous aurons des accidents. Laissons jouer pleinement la demande prête à consacrer des moyens à la protection de la nature : les chasseurs, le tourisme vert, le mécénat…
Sauvons la forêt tropicale en lui donnant des propriétaires : ils l'exploiteront en se gardant de la détruire.
La plein responsabilisation des transporteurs maritime est nécessaire : leurs assureurs les obligeront à utiliser des navires en bon état.

3. Des propositions concrètes

Rechercher tous les moyens d'appliquer la notion de propriété, ou d'acteurs ayant capacité juridique à agir.
Revoir les directives européennes sur la chasse : elles sont trop détaillées et précises, et les oiseaux chassés ne semblent pas en péril, sauf quelques exceptions.
Remettre en place la pleine responsabilité des affréteurs sur les dégâts aux milieux naturels ; alléger les réglementations européennes sur les transports maritimes et renforcer les moyens publics de surveillance et contrôle de nos côtes (l'Etat recentré sur ses tâches régaliennes sera efficace : fusion de la gendarmerie maritime, aérienne, des douanes et de la police de l'air).
Mettre fin aux subventions qui mènent à détériorer l'environnement (agriculture, VRD en site isolé et fragile…).
Publier des études techniques contradictoires (avec étude comparative des points de vue opposés) sur la situation des milieux naturels. Vendre les forêts publiques.

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