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La
gestion libérale de l'environnement
Les
libéraux souhaitent atteindre un très bon degré
de protection de notre cadre de vie.
Nos
moyens d'action consisteront à faire jouer la responsabilité
individuelle, et non pas la réglementation publique, laquelle
est devenue impuissante devant notre réalité complexe,
mouvante et incertaine. Notre époque est à la créativité,
à la responsabilité et à l'autonomie de chacun,
tournant le dos aux solutions dirigistes et imposées de façon
aveugle par l'Etat.
Dans
le domaine de l'environnement, le principal défaut des actions
publiques réglementaires est leur mauvais calibrage : elles
sont beaucoup trop fortes sur certains points, trop faibles sur
d'autres. Et cela est inévitable, faute d'outils de gestion
objectifs (les pressions du public, des médias, des associations,
de certains industriels, faussent les analyses).
De
plus, la gestion publique est affectée par des surcoûts
considérables (monopoles sur les transports, l'énergie,
subventions en tous sens
).
Nous
sommes amenés à distinguer en pratique deux grandes
catégories de problèmes d'environnement :
1.
Les pollutions et risques, locaux ou mondiaux : nous observons le
plus souvent des excès de protection, mal justifiés,
qui suscitent inquiétude, déprime, coûts non
nécessaires, maladies psychosomatiques, vote Vert
(air,
eau, alimentation,
)
Lorsque les pollutions atteignent la personne humaine ou sa propriété,
les actions judiciaires lancées par les victimes suscitent
l'apparition d'une jurisprudence, qui joue le même rôle
qu'une réglementation, sans en avoir les inconvénients
puisqu'elle est fondée sur des bases objectives et quantifiées
; dans certains cas, rares heureusement, on ne trouve pas encore
de propriétaires et il faut se résigner à utiliser
la réglementation avec marchés de droits, ou la taxation.
Exemple : si les transporteurs maritimes étaient responsables
financièrement des conséquences de leurs marées
noires, leurs assureurs les obligeraient à utiliser des navires
modernes et efficients.
2.
La gestion des services, où les outils libéraux apportent
d'immenses progrès économiques et écologiques
:
- faire payer le prix réel pour des service, et non des impôts
(déchets ménagers, voirie automobile
), mettre
fin aux péréquations tarifaires (énergie au
plan national, VRD au plan local
),
- ouvrir les services à la concurrence : transports collectifs,
énergie
,
- contrôler réellement le comportement des automobilistes
(coût d'une vie sauvée : zéro !),
- remettre en cause le principe de toute subvention (y compris agricoles),
- renforcer les fonctions régaliennes de l'Etat (grâce
à l'allégement dans les domaines économiques
et sociaux) : justice efficace et rapide, sécurité
intérieure bien assurée, garde-côtes
D'une
façon générale, prise en compte de la rationalité
économique, décentralisation (avec fin du cumul des
mandats), suppression des innombrables réglementations non
indispensables, recentrage de la loi sur les principes essentiels.
Oui
au principe de précaution, mais dans sa formulation française
: "à un coût raisonnable", ce qui implique
que la menace puisse être décrite et mesurée.
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