Les transports

1. Le constat

Trop d'automobiles en ville, avec des nuisances : bruit, laideur, quartiers coupés, accidents… Transports en commun déficients, insuffisants, problèmes de sécurité. Taxis peu efficaces.
Fréquentes grèves des transports publics, avec prises d'otage des usagers.
Accidents en France : 75.000 morts par décennie (la ville de Lorient rayée de la carte tous les dix ans)…
Autoroutes désertées ou surchargées. Nuisances des poids lourds.
TGV aux coûts pharaoniques. Déficit de la SNCF : 80 milliards par an (soit 4.000 francs par ménage par an, ou 330 F par mois…). Fret ferroviaire en quasi déconfiture.


2. L'analyse des libéraux

Manque de responsabilité, carcan réglementaire : le monopole des transports publics interdit toute évolution, et toute nouvelle offre. Nous nous plaignons du rôle excessif de l'automobile, et nous refusons de supprimer les obstacles réglementaires à l'extension des transports en commun…
Restrictions réglementaires aussi contre l'extension de l'offre de taxis…
Il sera possible de négocier avec les salariés des transports publics l'évolution de leur statut, en leur rachetant leurs droits.
Nous relevons un certain laxisme de la part des acteurs publics, à propos de l'automobile : contrôles de vitesse, d'alcoolémie gravement inopérants ; manque de sanctionnement du stationnement irrégulier.
Du fait de l'absence de modulation par les prix, les pointes de demande sont traitées par des augmentations de capacité des infrastructures, ce qui coûte des sommes considérables inutilement. Des péages librement modulés auraient résolu les problèmes, y compris pour la voiture en ville (les techniques modernes de télépéage permettent le développement de systèmes de péages urbains, accompagnés d'une réduction équivalente de la taxe sur l'essence).


3. Des propositions concrètes

Ouvrir l'offre en supprimant les obstacles réglementaires. Imaginons bien ceci : des transports publics ouverts à la concurrence, ce sera quoi ? la créativité, la jeunesse, le mouvement, la publicité, la couleur ! et non pas notre grisaille syndicalo - bureaucratique d'aujourd'hui, même repeinte en vert pomme… Et il n'y aura pas besoin d'imposer de service minimum en cas de grève, la concurrence entre opérateurs y suffira.
Enlever les autres restrictions à la flexibilité de l'ensemble des activités de transports. Notamment, permettre le droit à l'expérimentation par les collectivités locales (y compris en révisant le statut des voiries)
Le ferroutage se développera alors spontanément (l'aménagement des péages d'autoroutes aura évolué pour refléter les vrais prix). Le tunnel ferroviaire sous les Alpes Lyon-Turin et autres TGV se feront sur capitaux privés s'ils sont rentables.
Simplifier les structures de gestion (en Région parisienne, il y a urgence).
Accidents de la route : contrôles stricts de vitesse et d'alcoolémie, s'orienter vers le bridage de la vitesse des voitures au niveau européen…

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