L'urbanisme
1.
Le constat
Nos
villes françaises sont souvent belles et agréables
à vivre. Toutefois, elles subissent encore des nuisances
préoccupantes : pénurie de logements, avec pourtant
2 millions vacants, fréquent sous-équipement en sanitaires,
transports déficients, pression de l'automobile trop élevée
; de nombreuses banlieues sont devenues des zones de non droit,
où l'insécurité et la drogue font trop de ravages.
Le marché du logement manque de flexibilité, ce qui
freine la mobilité des ménages, accentuant les problèmes
sociaux.
Laideur trop fréquente de nos entrées de villes
De nombreux logements souffrent de nuisances sonores trop élevées.
Tout ceci malgré des sommes considérables consacrées
au logement chaque année.
2.
L'analyse des libéraux
Le
responsable du milieu de vie immédiat est le Maire. Il jouera
un rôle déterminant s'il est mis en véritable
situation de responsabilité. L'enchevêtrement des collectivités
publiques diverses est devenu tel que les tâches sont trop
diluées. Les interventions des DDE, DDA et autres DDASS,
et d'innombrables organes publics obscurcissent encore le rôle
des élus.
L'aide à la pierre est une formule qui entraîne inévitablement
rigidités et gaspillages.
Sur la sécurité : combien de policiers sont effectivement
présents sur le terrain à un moment donné ?
Réponse, d'une étude officielle : 5 %
! Les autres
font de la paperasse, ou ne sont pas là
Le problème,
là encore, est lié à un déficit de responsabilité
: le préfet n'est pas jugé sur ce type de question.
Les contrôles sur les implantations de commerces à
grande surface ont concouru à accentuer les problèmes
des entrées de villes. Les commerces de centre ville seront
mieux protégés par une bonne gestion du cadre urbain
(contrôle de la circulation automobile
) que par des
subventions cachées.
De même, les villes s'étendent sans limite, car les
VRD des écarts et des banlieues pavillonnaires sont fortement
subventionnés. D'où consommation d'espace, d'énergie
Le bruit est un domaine où les approches libérales
peuvent s'appliquer directement : il s'agit d'une nuisance causée
à autrui, et autrui se défend. Les limites réglementaires
d'émission des engins sonores auraient pu tout aussi bien
résulter de la jurisprudence.
3.
Des propositions concrètes
Parvenir
à une simplification des structures des collectivités
publiques : les municipalités sont responsables pour les
agglomérations, et les régions, avec une vraie décentralisation.
S'orienter à terme vers la fin des prestations offertes par
les services de l'Etat, la fin des subventions aux collectivités
publiques et aux acteurs privés, la fin des péréquations
de coûts des VRD et des services collectifs.
Vente par les collectivités publiques des parts de société
mixtes d'aménagement, des terrains et autres équipements.
Remettre le marché du logement en mesure de remplir son rôle
: s'orienter vers la suppression des blocages de loyers (en compensant
la surcharge sur les plus démunis par une hausse de leur
impôt négatif), vendre les logements HLM à leurs
occupants pour leur valeur réelle (qui sera faible dans les
sites déshérités), réexamen de la notion
de quotas de logements sociaux
Donner aux Maires la vraie responsabilité de la sécurité,
notamment en les laissant créer leur police municipale s'ils
le souhaitent. L'autonomie de gestion des établissements
scolaires, l'ouverture des monopoles des transports, etc
concourront
à la résolution spontanée des problèmes.
Vidéo-surveillance généralisée. Tester
les concepts de rue privée.
Réexaminer les limitations réglementaires aux commerces
à grande surface, les horaires imposés aux commerces
de centre ville, les systèmes de préemption de biens
immobiliers
Céder tous les bâtiments et terrains possédés
par les collectivités publiques.
Liens
utiles :
urbanisme
énergies
pollutions
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