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Pour
une écologie libérale
Les
écologistes sont à lorigine dune
prise de conscience salutaire. Plus que d'autres, ils ont
dénoncé l'absurdité et les dégâts
écologiques des méga-projets, des méga-bureaucraties,
l'architecture collectiviste des immenses cités grises
facteurs de désagrégation et de ségrégation
sociales, les conséquences écologiques de la
Politique Agricole Commune, pressenti l'absurdité des
calculs macro-économiques, chers aux bureaucraties
nationales et supranationales qui additionnent, dans le même
symbole de richesse, le coût des accidents de voiture,
de l'alcoolisme, de l'armement, des terrains de sports et
de la culture, dénoncé la longue connivence
industrialo-politico-administrative qui semblait mettre les
grands prédateurs au-dessus des lois.
Peut-être peut-on voir aussi derrière la montée
de la sensibilité écologique la marque d'un
respect plus grand dû à la vie, après
le respect dû à la personne.Peut-être aussi
peut-on y discerner la volonté de ne pas vivre dans
le seul présent l'éphémère d'une
société aux flux rapides et une nouvelle aventure
de l'espèce humaine qui, partie à la conquête
de l'infiniment grand, de l'infiniment petit, part à
la conquête du temps. Et, dans cette nouvelle aventure
de l'espèce humaine partie à la recherche de
la conquête du temps, nous ne sommes pas des voyageurs
sans bagage. Il existe un héritage commun de l'humanité
qu'il nous faut préserver.
Une écologie
libérale par Alain Madelin
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