Certains objectent
que le danger de l'effet de serre n'est pas prouvé, même
s'il est probable et qu'il existe une disproportion entre cette menace
et le coût des mesures à mettre en oeuvre pour en limiter
les effets.
Le débat
a été lancé aux Etats-Unis, suite à
la sécheresse de 1988.
L'économie
américaine est très liée à la consommation
de combustibles fossiles. Rien d'étonnant donc à retrouver
parmi les plus influents lobbys (crée en 1989), la Global
Climate Coalition, financée par des compagnies électiques,
charbonnières, pétrolières et automobiles s'oppose
à tout programme de lutte contre les émissions de
CO2 qui nécessiterait des investissements de reconversion
économique et technique très coûteux..
Deux éminents
météorologistes américains, le Marshall Institute,
un ancien président de l'Académie Nationale des Sciences
mettent à leur tour en doute la véracité des
éléments scientifiques invoqués, affirmant
que les modèles d'établissement de l'effet de serre
sont incertains, nos connaissance en la matière limitées
et que d'autres causes peuvent également expliquer la hausse
de température constatée à l'échelon
planétaire. Ils demandent la création d'un programme
de recherche, notamment pour perfectionner les modèles de
mesure des température. Selon le météorologiste
Richard S. Lindzen du MIT, "premièrement, aucune preuve
de l'existence de l'effet de serre ne peut être décelée
dans les mesures de température des 100 ans écoulés;
et deuxièmement, les prévisions actuelles de réchauffement
global pour le XXIe siècle sont si imprécises et grevées
d'incertitudes qu'elles en sont inutilisables par les responsables
politiques pour définir une orientation... Il est difficile
d'argumenter contre l'affirmation que "la seule question concernant
le réchauffement est combien, et quand." Toutefois... la
réponse à la question "combien" pourrait se révéler
être très peu. Notre seconde recommandation (est) qu'aucune
action politique importante ne soit entreprise tant que les implications
ne sont pas réellement comprises."
Scientifiques
et politiques optimistes prônent une adaptation progressive
au réchauffement, si réchauffement il y a, par des
aménagements de territoires, la modification de certaines
cultures... Opposés à toute mesure radicale qui pourrait
s'avérer vaine si l'effet de serre ne se confirmait pas,
ils sont seulement d'accord pour prendre des mesures qui par ailleurs
présentent d'autres avantages, comme des économies
d'énergie.
Pour en
savoir plus :
Non
à l'écologisme ! interview audio d'Olivier Postel-Vinay, directeur
de la rédaction du magazine La Recherche, France culture (22.11.2000)
Effet
de serre : les libéraux répondent aux écologistes
par Jean-Pierre Robin, Le Figaro, 7 septembre 2000
"La
réponse libérale au débat sur l'effet de serre" par Jonathan
Adler - traduction d'un texte du Competitive Enteprise Institute
"Les
aspects économiques inattendus de l'effet de serre" par Robert
Mendelsohn - extraits d'un article publié dans la Milken Institute
Review.
"Quelques
bonnes vérités à rappeler sur l'effet de serre", par Indur Goklany
- argumentaire diffusé par le Compétitive Enteprise Institute.
Va-t-on
vers un réchauffement de l'atmosphère terrestre ?
Etude de l'ICREI (International center for research on environnemental
issues), inspirée par les analyses de la Société
du Mont Pélerin.
A lire : Têtes
froides ou planète chaude, par Florin Aftalion, 15 janvier
1999
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