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Les
principales décisions internationales
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| Les
principales décisions internationales pour combattre
l'effet de serre |
1979
: première Conférence mondiale sur le
climat
1990 : premier rapport d'évaluation
de l'IPCC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat)
1990 : deuxième Conférence
mondiale sur le climat
1992 : convention de Rio de
Janeiro sur les changements climatiques
1995 : adoption du Mandat
de Berlin
1997 : protocole de Kyoto
1998 : Conférence de
Buenos Aires
Novembre 1999 : Réunion
de Bonn
Novembre 2000 : Conférence
de La Haye
L'Union
européenne : réduire
les émissions de gaz à effet de serre
Les Etats-Unis : pour
un libre-échange des émissions de gaz à effet
de serre
Les pays en voie de développement
: pour une mise œuvre du Mécanisme de Développement
Propre sous conditions
| 1979
: première Conférence mondiale sur le climat |
La première Conférence mondiale sur le climat demande
aux gouvernements de «prévoir et prévenir celles
des conséquences possibles de l’action de l’homme sur le
climat qui pourraient nuire au bien-être de l’humanité.»
et recommande de lancer un Programme de recherche climatologique
mondial (WCRP), dont la réalisation est confiée à
l’Organisation météorologique mondiale (OMM), au Programme
des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et au Conseil international
des unions scientifiques (CIUS).
| 1990
: premier rapport d'évaluation de l'IPCC (Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat) |
Ce rapport établit
le bilan des connaissances concernant les systèmes climatiques,
leurs changements et leurs répercussions sur l'environnement,
l'économie et la société.
| 1990
: deuxième Conférence mondiale sur le climat |
Elle réunit
137 Etats et l'union européenne. Ses conclusions défend
les principes suivants qui serviront de base à la Convention
sur le climat :
- le changement de climat en tant que «problème touchant
l’ensemble de l’humanité»
- la «responsabilité commune mais différenciée»
des pays présentant différents niveaux de développement
- le développement durable le principe de prévention
| 1992
: convention de Rio de Janeiro sur les changements climatiques |
L'Union européenne
ainsi que 178 Etats signent en 1992 à Rio de Janeiro la Convention-Cadre
des Nations Unies contre les changements climatiques.
Objectif
: intégrer le concept de développement durable
dans les politiques d'environnement.
- Stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre
à un niveau qui ne constitue pas une menace pour le climat
de la planète et ce dans un délai suffisamment court
pour permettre aux écosystèmes de s’adapter naturellement
aux changements climatiques.
Les principes
- responsabilités communes de base et responsabilité
particulière des Etats.
- prise en compte des besoins spécifiques des pays en développement,
par le biais notamment d'un " mécanisme de développement
propre " (MDP) destiné à encourager les investissements
de technologies réduisant les émissions de gaz à
effet de serre dans ces pays.
- principe de prévention.
- développement durable de tous les Etats : l'agenda 21 regroupe
les mesures qui doivent être prises dans tous les domaines
y afférant.
Les engagements
Les signataires s'engagent à dresser des inventaires nationaux
des émissions de gaz à effet de serre communs, à
éliminer les modes de production non viables et à
établir un partenariat mondial dans ce domaine. De plus,
les Les Etats industrialisés s'engagent d'ici l'an
2000 à mettre en oeuvre les politiques adéquates pour
"ramener à leur niveau de 1990 les émissions de CO2
et d’autres gaz à effet de serre". Ces engagements sont ensuite
différenciés selon chaque pays. Le principe d'un marché
de droits d'émissions entre les différents pays a
été adopté afin de rendre plus " flexibles
" la réalisation de ces engagements.
Plus de 150
pays ont signé cette convention.
Lire le
texte intégral de la convention
| 1995
: adoption du mandat de Berlin |
Les pays signataires
de la Convention de Rio se réunissent régulièrement
pour faire le bilan, redéfinir leurs engagements et fixer
de nouveaux onjectifs.
Le mandat de
Berlin affirme que des objectifs quantifiés de limitation
et de réduction des émissions de gaz à effet
de serre doivent être fixés (pour 2005, 2010, 2020).
Confirmé l'année suivante.
| 1997
: protocole de Kyoto |
Pour entrer
en vigueur, le protocole doit être ratifié par 55 états.
167 pays membres de la Convention sur le climat ont adopté
ce protocole.
Les engagements
: ce protocole engage les pays industrialisés à
réduire leurs émissions de gaz à effet de serre
de 5% en moyenne sur la période 2008-2012 par rapport à
leur niveau de 1990.
En pratique,
le protocole se heurte à des disparités au niveau
des engagements entre les différents Etats, notamment entre
les Etats-Unis et l'Europe ainsi qu'entre les pays
développés et en développement.
Lire
le protocole dans son intégralité
Visiter le site de la conférence
de Kyoto
Lire le
point de vue d'Alain Madelin et de Brice Lalonde
Lire l'article
d'Olivier Godard: "Droit
à polluer": où est le virage? (Le Monde 27
janvier 2000)
| 1998
: Conférence de Buenos Aires |
Première
étape de concrétisation de certaines dispositions
du protocole de Kyoto, cette conférence établit une
série de règles visant à renforcer la coopération
et la coordination entre les Etats. Elle érige également
un dispositif de sanctions à mettre en place pour assurer
le respect des engagements. Un accord pourrait être concrétisé
à la fin de cette année.
| Novembre
1999 : Réunion de Bonn |
Les décisions
:
- Programme différentes réunion avant le rendez-vous
de La Haye.
- Améliorer les inventaires nationaux des gaz à effet
de serre.
| Novembre
2000 : la conférence de La Haye doit décider la
mise en oeuvre du protocole de Kyoto |
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L'application
des principales décisions internationales
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On constate une
difficulté à enrayer les émissions des gaz à
effet de serre. Rappelons que les pays développés
signataire du protocole de Kyoto se sont engagés à limiter
leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne
sur la période 2008-2012 par rapport à leur niveau de
1990. Or, en 1995, les Etats-Unis dépassent de 5% leur niveau
de 1990, le Canada et le Japon de 8%, la France, de 2% seulement.
| L'Union
européenne : réduire
les émissions de gaz à effet de serre |
"Pour garantir
que les augmentations de température futures ne dépassent
pas, par décennie, 0,1 °C et que le niveau de la mer
ne s'élève pas de plus de 2 cm, les pays industrialisés
devraient réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre d'au moins 30 à 55 % par rapport aux niveaux
de 1990 d'ici 2010.
Ces réductions
sont nettement supérieures aux engagements pris par les pays
développés à l'occasion de la troisième
conférence des participants à la convention-cadre
sur les changements climatiques des Nations unies, qui s'est tenue
à Kyoto en décembre 1997. Ces engagements visaient
à réduire les émissions de gaz à effet
de serre dans la plupart des pays européens de 8 % par rapport
aux niveaux de 1990 d'ici à 2010.
Certains pays
de l'ECO se sont engagés à réduire les émissions
de gaz à effet de serre de 5 à 8 % d'ici à
2010 par rapport à 1990, tandis que la Fédération
de Russie et l'Ukraine ont entrepris de stabiliser leurs émissions
aux niveaux de 1990.
Il n'est pas
certain que l'UE atteindra l'objectif original de la CCCC, défini
en 1992, consistant à stabiliser en l'an 2000 les émissions
de dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre)
aux niveaux de 1990, dans la mesure où, selon les prévisions
actuelles, les émissions en 2000 seront jusqu'à 5
% supérieures aux niveaux de 1990.
En outre, contrairement
à l'objectif de Kyoto visant une réduction de 8 %
des émissions de gaz à effet de serre en 2010 (pour
un lot de six gaz, notamment le dioxyde de carbone), le dernier
scénario de maintien du statu quo des Communautés
européennes (avant Kyoto) implique une augmentation de 8
% des émissions de dioxyde de carbone entre 1990 et 2010,
la plus importante (39 %) concernant le secteur des transports.
La proposition
concernant l'une des mesures clés au niveau communautaire,
une taxe énergie/carbone, n'a pas encore été
adoptée, mais certains pays d'Europe occidentale (Autriche,
Danemark, Finlande, Pays-Bas, Norvège et Suède) ont
déjà introduit ce type de taxe.
En outre, il
existe un potentiel pour d'autres types de mesures visant à
réduire les émissions de CO2, certaines étant
actuellement adoptées par divers pays européens et
l'UE. Elles incluent des programmes de rendement énergétique,
des centrales à production combinée, le passage du
charbon au gaz naturel et/ou au bois, les mesures visant à
modifier la répartition entre modes de transport et celles
destinées à absorber le carbone (augmentation du puits
de carbone) par l'intermédiaire du reboisement. "
| Les
Etats-Unis : pour la création d'un marché des
émissions de gaz à effet de serre |
Le Sénat
américain s'oppose à la ratification du Protocole
de Kyoto.
Pourquoi ?
Des producteurs de gaz à effet de serre aussi importants
que l'Inde ou la Chine doivent eux aussi s'engager à limiter
leurs émissions.
D'autre part, les Américains veulent mettre en place un régime
d'échange des "droits à polluer". Selon
eux, les pays doivent pouvoir satisfaire à leurs engagement
de réduction en laissant pleinement jouer les mécanismes
de marché, sans qu'il y ait de plafond. Le principe est le
suivant : une entreprise qui dépasse un certain niveau de
droits d'émission doit avoir la possibilité d'acheter
des droits d'émission à une entreprise qui n'a pas
atteint ce niveau. Ils ne sont pas suivis sur cette voie par l'Union
européenne.
Les Etats-Unis
ont lancé de vastes programmes de recherche sur les technologies
qui permettent de réduire les émissions de gaz à
effet de serre.
Lire le
point de vue d'Alain Madelin et de Brice Lalonde
Les
pays en voie de développement :
pour
une mise œuvre du Mécanisme de Développement Propre
sous conditions |
Les pays en
développement n'ont pas pris d'engagements quantifiés
de réduction de leurs émissions de gaz à effet
de serre, rejetant la responsabilité historique du réchauffement
sur les pays développés. On note pourtant aujourd'hui
que les PVD paraissent limiter la hausse de leurs émissions.
C'est notamment le cas de la Chine qui abandonne progressivement
ses subventions à la production de charbon.
Les pays en
voie de développement ont accepté un mécanisme
de financement de projets de réduction des émissions
dans leurs propres pays.
"Depuis l'automne
1997 un certain nombre d'études et de séminaires internationaux
sont consacrés aux conditions de mise en œuvre du Mécanisme
de Développement Propre montrant que les projets potentiellement
éligibles concerneraient essentiellement les pays émergents
et beaucoup plus marginalement les pays les moins avancés.
Par ailleurs, ces projets n'entreraient pas forcément dans
les stratégies de développement des pays du Sud puisqu'ils
seraient davantage orientés par le volume de permis récupérables
par les investisseurs des pays de l'Annexe 1. Certains pays en développement
y voient le risque d'un " écrémage " des gisement
les plus rentables de réduction des émissions qui
seraient réalisés au travers du MDP, laissant ensuite
à la seule charge des pays en développement les réductions
les plus coûteuses lorsqu'ils auront à prendre des
engagements quantifiés.
Les pays du
groupe des 77 ont ainsi formulé un certain nombre de revendications
portant sur l'évolution du Fonds pour l'Environnement Mondial
afin qu'il prenne mieux en compte leurs besoins, sur le souhait
que soit créé un mécanisme spécifique
pour le transfert de technologies, sur le financement de mesures
d'adaptation pour les pays les plus vulnérables au changement
de climat, sur les conditions d'une allocation équitables
de droits d'émission." (Source l'ADEME)
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