Internet ou la naissance d'une nouvelle civilisation

D'un monde à l'autre


Ni Etat ni bureaucratie

La confiance dans l'homme

Le village planétaire

La naissance d'un nouveau contrat social

               
La confiance dans l'homme

Le ressort de la prospérité et du développement du réseau Internet repose sur une confiance absolue en l'initiative individuelle. Ce sont des individus libres et responsables, personnes privées ou entreprises, qui créent, développent, administrent et autorégulent le réseau planétaire.

Les internautes sont viscéralement attachés à leurs libertés. Ils n'attendent pas que l'État résolve tous les problèmes à leurs places. Mais ils ne souhaitent pas pour autant que la loi du plus fort vienne entraver leurs libertés individuelles. Les internautes militants sont ainsi profondément attachés à la justice, à l'égalité des chances, à l'égalité de tous devant la loi ainsi qu'au principe de l'égale dignité de tous les êtres humains. C'est ainsi que les militants de l'Internet demandent à la justice de garantir à ce que les monopoles privés ne remplacent pas demain les monopoles publics d'aujourd'hui. Le bras de fer entre la communauté des internautes et la firme de Bill Gates pour que Microsoft n'abuse pas de sa situation dominante sur les systèmes d'exploitation des PC. pour tenter de dominer l'Internet est ainsi le symbole du libéralisme vertueux des cyber-activistes.

Le réseau Internet est un environnement de liberté total. Ni contrainte, ni réglementations ne viennent entraver la créativité des internautes. Le réseau planétaire a fait le choix de la responsabilité absolue. Dès lors, certains nous diront que le risque de dérapage est grand.

En effet, le caractère extra étatique du réseau permet à ses utilisateurs les plus compétents de se jouer de l'ensemble des lois nationales qui garantisse les libertés individuelles. Les grands médias, en guète de sensationnelle, se plaisent ainsi à dire que le réseau planétaire est à cause de son extrême liberté, devenu le refuge des perversions sexuelles les plus abjectes, des causes politiques les plus dangereuses. D'aucun iront même jusqu'à prétendre que c'est en sein du réseau planétaire que s'organise l'islamisme le plus radical.

Cette vision erronée de l'internet est souvent motivée par des considérations d'ordres politiques, qui visent à faire croire à opinion publique que l'absence de contrainte réglementaire aboutit à une situation de chaos dans laquelle les éléments les plus sombres prospèrent.

Or, pour garantir sa liberté le réseau à refuser de se tourner vers l'État et a fait le choix de l'autorégulation et de la responsabilisation individuel. Le réseau à ainsi développé une éthique, adopté des règles coutumières, qui ne se traduisent dans en aucun texte de loi et qui sont pourtant respectées par tous. L'ensemble de ces règles non écrites qui garantissent le bon fonctionnement du réseau, l'harmonie de son biotope porte un nom la nétiquette. Aussi étonnant soit-il, cette autorégulation qui repose sur deux fondements – le civisme électronique et la responsabilité individuelle – fonctionne et résiste à l'arrivé massive de nouveaux internautes qui pourraient vouloir ignorer ces règles. Les sites " déviants " – traitant, par exemple, de la pédophilie – sont farouchement traqués sur Internet et systématiquement détruit par les internautes quand ils sont débusqués.Une société de plus de cent millions de personnes vit selon les règles d’autoorganisation, d’autorégulation reposant sur la confiance dans l’homme libre et responsable.