Les
principales orientations suivis depuis 1980
1. Baisser les taux de remboursements
Afin de maitriser
les dépenses de santé, il a été demandé
une participation plus importante des assurés, suivant trois
orientations principales :
- D'une part, l'augmentation
du ticket modérateur :
En 1982, 15 spécialités sont passées d'un taux
de remboursement à 100% à 70%, et 1 258 passent de 70%
à 40%.
Remboursement à 40% des "vignettes bleues"
Augmentation de 5 frcs du forfait hospitalier journalier en 1993
Baisse du taux de remboursement des actes de ville en 1993
- D'autre part,
des déremboursements ; ils ont concerné certaines vitamines
en 1987 et les anti-asthéniques en 1991
- Enfin, création
d'un secteur II en 1980, dont l'accès a été restreint
en 1990 en raison d'un manque de résultats. L'objectif de faire
porter la charge d'une augmentation des honoraires des médecins
aux patients.
2. Limiter la
revalorisation des honoraires médicaux
3. Geler la nomenclature
des actes professionnels
4. Evoluer vers
une globalisation des dépenses
- Instauration
en 1983 du budget global à l'hopital pulic afin de contenir
les dépenses hospitalières.
Principe de la dotation globale de fonctionnement (DGF) : chaque hôpital
se voit affecté un budget, distribué mensuellement,
qui ne peut être dépassé.
Ce choix a eu pour effet non pas tant de réduire que de transférer
certaines activités vers des secteurs non soumis au budget
global (cliniques privées, médecine ambulatoire). De
plus, la dotation s'est effectuée non en fonction de l'activité
de l'hopital mais en fonction des moyens dont il disposait, ce qui
a maintenu les inégalités entre hopitaux.
- Instauration
d'enveloppes globales en médecine ambulatoire : en 1992 pour
les cliniques privées notamment.
Les
quatorze plans successifs de 1977 à 1993
"Un ensemble
d’enquêtes menées par la Cour montre qu’en matière de soins de ville,
le régime général d’assurance maladie a connu de graves difficultés
dans les actions qu’il a engagées. Ces difficultés ont amené la Cour
à s'interroger sur l'inadéquation entre les exigences que requiert désormais
la maîtrise du risque maladie et le mode de fonctionnement des organismes
du régime général".
La Sécurité
sociale française et les programmes de redressement financier
Sécu,
un redressement en trompe l'oeil
Martine Aubry a annoncé un retour à l’équilibre
financier de la Sécurité sociale. Or force est de constater qu’on fait
dire aux chiffres ce qu’on veut et qu’en l’absence de réformes structurelles
ces résultats restent notoirement insuffisants.
L'analyse
de Jacques Garello
Sommaire
Santé
Accueil DL