Glossaire de bioéthique

 

Assistance médicale à la procréation (AMP) : elle permet de remédier à certains problèmes d’infertilité en améliorant le processus naturel de fécondation ou en reproduisant ce processus en laboratoire, c’est-à-dire in vitro.

Biotechnologies : elles comprennent toutes les méthodes et techniques utilisant les capacités génétiques et physiologiques du vivant pour mieux conduire ou contrôler des processus naturels, ou mieux produire et purifier des substances issues de la transformation biologiques de substrats naturels.
Le champ des biotechnologies ne concerne donc pas seulement les thèmes abordés dans le cadre des lois bioéthiques, mais aussi par exemple les OGM.

CCNE : Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé. Créé par un décret de 1983, il est inscrit dans la loi du 29 juillet 1994.
Sa mission est de "donner des avis sur les problèmes éthiques soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé et de publier des recommandations sur ce sujet".
Le CCNE se compose du Président, nommé par le Président de la République, du Président d'honneur et de 39 membres : 5 personnalités appartenant aux principales familles philosophiques et spirituelles et désignées par le Président de la République - 19 personnalités qualifiées choisies en raison de leur compétence et de leur intérêt pour les problèmes d'éthique - 15 personnalités appartenant au secteur de la recherche.
Le CCNE est un organisme indépendant placé auprès des ministres de la Recherche et de la Santé. Organisme strictement consultatif, il peut être saisi par les Présidents des Assemblées parlementaires, les membres du gouvernement, un établissement d'enseignement supérieur, un établissement public ou une fondation reconnue d'utilité publique. Il peut également se saisir de questions posées par des personnes autres que ci-dessus ou par un de ces membres.

Cellule souche : c’est une cellule de base qui se caractérise par sa capacité de prolifération. Mise dans un environnement tissulaire approprié, elle est en effet capable de se multiplier en cellules spécialisées d’après la morphologie et la fonction spécifique du tissu, selon un processus irréversible dit de différenciation. Une cellule souche peut donc être à l’origine d’une multitude de cellules.
Les cellules souches peuvent être embryonnaires, adultes ou fœtale.

Cellule souche embryonnaire : l’embryon contient des cellules souches capables de se métamorphoser en toutes les lignées cellulaires. Au 4ème jour suivant la fécondation, l’ovule fécondé (appelé alors blastocyste) est composé de 16 cellules qui sont les cellules embryonnaires.

Cellule souche totipotente : ce n’est pas un embryon. Il s’agit d’une cellule qui dans les premiers jours du développement de l'embryon, est susceptible de donner naissance à la formation de tous les tissus du corps humain.

Clonage reproductif : cette technique consiste dans la reproduction d’un individu génétiquement semblable à son modèle. Cette technique est unanimement condamnée car elle conduit à des pratiques eugéniques.

Clonage thérapeutique : il s’agit de transférer dans un ovocyte, le noyau du patrimoine génétique d’une cellule adulte d’une personne.
Cette technique présente plusieurs difficultés :
- elle nécessite beaucoup d’ovules et le risque est qu’il y ait des pressions financières pour inciter les femmes, notamment les plus fragiles à en fournir ;
- la limite entre clonage thérapeutique et clonage reproductif est minime puisqu’il suffit simplement de les transférer dans un utérus.

Décryptage du génome humain : il consiste à identifier l’ordre dans lequel s’enchaînent les 3 mds d’éléments qui constituent la molécule d’ADN. Ces éléments s’organisent en gènes lesquels donnent à la cellule une fonction, consistant en la fabrication d’une protéine particulière.
Le séquençage du génome permet de repérer chaque gène, de connaître sa séquence et de découvrir sa fonction dans la cellule.

Diagnostic préimplantatoire : c’est la technique qui permet d’identifier une anomalie sur l’embryon in vitro, c’est-à-dire avant l’implantation.
Par le prélèvement d'une ou deux cellules embryonnaires, le diagnostic préimplantatoire permet de détecter une possible maladie héréditaire. Cette méthode suscite parfois de fortes réticences, car elle ouvre la possibilité d'un contrôle de la qualité des embryons avant implantation.

Diagnostic prénatal : c’est l’ensemble des techniques permettant de mettre en évidence les anomalies chez le fœtus ou l’embryon. Son champ est plus large que le diagnostic préimplantatoire.

Embryons surnuméraires : ce sont des embryons ne correspondant plus à un projet parental, soit parce que les parents ont satisfait à leur désir d’enfant (à l’occasion d’une fécondation in vitro ou d’une adoption), soit parce qu’ils ont abandonné ce projet.
La congélation des embryons en 1994 avait été envisagée comme une solution transitoire, dans l’attente du procédé de congélation des ovocytes que l’on croyait proche.

Gamète : c’est une cellule reproductrice, mâle ou femelle, dont le noyau ne contient qu’un seul chromosome de chaque paire, et qui peut s’unir au gamète du sexe opposé (fécondation) mais non se multiplier seule.

Génome : c’est la séquence de lettres qui forme l’ensemble du code génétique d’une espèce. 3 mds de lettres se succèdent dans chaque cellule humaine. Cette longue séquence est désormais connue aujourd’hui.

Médecine prédictive : elle renvoie aux examens pratiqués sur les embryons et les fœtus, aux fins de déterminer leurs caractéristiques, avant qu’ils ne viennent au monde. Ces examens pratiqués avant la naissance peuvent avoir pour objet de détecter d’éventuelles malformations ou maladies.

Ovocyte (oocyte) : gamète femelle non parvenue à maturité. A maturité, cela donne l’ovule.

 

 

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