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La
recomposition de l'offre hospitalière en question
Baisser le nombre de lits ne signifie pas toujours baisser l'offre.
Les soins à domicile ou l'hôpital hors les murs.
Renouvellement des effectifs et réorganisation hospitalière.
Les établissements privés non lucratifs (HPNL) aujourd'hui
injustement
pénalisés.
Le statut des personnels en question
Baisser
le nombre de lits ne signifie pas toujours baisser l'offre.
"Les quelque
2000 lits fermés chaque année ne doivent pas faire illusion
: la baisse continue et rapide de la durée moyenne de séjour
due aux progrès de la médecine a largement contrebalancé
la suppression des lits, si bien que l'offre de court séjour, qui
ne peut se mesurer en terme de lits, a probablement coninué de
s'accroître. De plus, dans ce domaine, les gisements de productivité
restent très importants (hospitalisation à domicile, chirurgie
ambulatoire, externalisation de certains soins, réorganisation
de plateaux technique, décloisonnement des services, etc.).[...]
Les Agences régionales d'hospitalisation (ARH) mises en place par
les ordonnances de 1996 sont chargées, en utilisant l'épée
budgétaire de recomposer l'offre hospitalière en fonction
des besoins. Pour ne pas jouer sur les mots, il s'agit bien par la fermeture
des structures trop peu actives, de redéployer des moyens (personnel
y compris), des capacités de court séjour excédentaires
vers les autres besoins hospitaliers (psychiatie, gériatrie, services
de suites et de réadaptation...)."
Stanislas JOHANET, ancien président de l'Intersyndicat
national des praticiens hospitaliers
Les Echos, le 03
mars 2000.
Les
soins à domicile ou l'hôpital hors les murs.
Il existait au 1er janvier 2000 68 centres d'hospitalisation à
domicile (soit une capacité d'accueil de 5 000 places), 58% des
places se trouvent dans le secteur privé associatifà but
non lucratif.
Chaque centre regroupe des équipes de soignants toujours placées
sous la surveillance d'un médecin. Elles interviennent auprès
du malade hospitalisé à son domicile.
A cette pratique, deux avantages.Le malade resté dans son environnement
familier (cadre de vie et entourage familial) bénéficie
d'un réconfort moral précieux. D'un point de vue comptable,
le côut de traitement est moindre : une journée d'hospitalisation
traditionnelle peut revenir jusqu'à 5 000 francs contre 1200 F
pour une hospitalisation à domicile. Jean-Claude Lavorel, qui dirige
la société
LVL, spécialisée dans les soins hospitaliers à
domicile (voir encadré ci-dessous), assure que "Dans un service
de cancérologie, un patient en chimiothérapie coûte
plus de 2000 francs par jour, alors que nous facturons 200 francs à
la Sécurité sociale une prestation identique."
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L'hospitalisation
à domicile, une réalité économique,
Laure Com-Ruelle, Nadine Raffy-Pihan, Crédes
Enquête
nationale sur le coût global de prise en charge en HAD, Congrès
de l'European Public Health Association, le 15.12. 2000 Crédes
L'hospitalisation
à domicile à l'aube du 3ème millénaire - 57èmes journées du
Groupe d'Etude et de Réflexion des Hôpitaux Non Universitaires,
25 novembre 2000 - Crédes
En
croisade pour les soins à domicile, La Tribune, le 03/05/2000
La jeune société lyonnaise LVL table sur l'explosion de l'hospitalisation
à domicile en Europe.
Fédération
Nationale des établissements d'hospitalisation à domicile
(site le plus complet sur le sujet : cadre législatif, structure
de l'HAD en France, attentes des malades, charte...).
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Pourquoi,
compte-tenu de ce double intérêt, ce mode d'hospitalisation
n'est-il pas plus développé ? Il semble qu'il faille principalement
y voir des motifs financiers. Ainsi, tout lit crée en HAD est comptabilisé
en création de deux lits en hospitalisation traditionnelle.
Renouvellement
des effectifs et réorganisation hospitalière
"Le maintien de l'emploi semble
au coeur des préoccupation hospitalières mais aussi électorales.
[...]. Près de la moitié des fonctionnaires hospitaliers
partiront à la retraite dans les dix prochaines années.
Le renouvellement des effectifs offre une opportunité exceptionnelle
pour optimiser l'organisation hospitalière."
Stanislas JOHANET, ancien président de l'Intersyndicat
national des praticiens hospitaliers
Les Echos, le 03
mars 2000.
Les établissements privés non lucratifs aujourd'hui injustement
pénalisés
Les hôpitaux associatifs (HPNL) de la région parisienne gèrent
17% des lits de la région, soit 16 200 lits. En 1998, leur dotation
globale a baissé de 2,21% tandis que "celle de l'Assistance
publique augmentait de 0,65% et celle des établissements publics
hors AP de 1,47%" (Livre blanc). S'agissant des réductions
des capacités excédentaires, les suppressions de lits ont
atteint 22,65% de la capacité globale dans le secteur privé
non lucratif, contre 2,63% de la capacité de l'AP, 1,15% de celle
des hôpitaux publics hors AP et 10,44% du secteur privé lucratif.
Le
statut des personnels en question
"Faut-il sauver
l'hôpital public ?
Son statut d'établissement public et, plus encore, le statut de
ses personnels apparaissent clairement comme le facteur bloquant de toute
évolution.
Le mode de nomination des directeurs et des praticiens, dont la carrière,
y compris à des postes de responsabilité, est garantie quoi
qu'il arrive, suffit à expliquer les blocages dont pâtissent
l'immense majorité de ceux qui se battent tous les jours, avec
une propension de plus en plus forte à baisser les bras [...].
L'échec de l'évaluation quinquennale des chefs de service
montre la formidable capacité du corps médical et de l'administration
à enliser les réformes. Toutes les réformes internes,
passées, présentes et à venir, ne serviront à
rien tant que l'évaluation des hommes et des femmes, leur remise
en question, quand elle est nécessaire, et le retraitde leurs responsabilités
ne seront pas possibles, soit en cas de défaillance, soit pour
permettre des regroupements, des reconversions ou des suppressions de
service."
(Le groupe Hôpital, Le Figaro, 8 octobre 1999)
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