Les médecins au coeur de la crise

Les médecins se trouvent au coeur d'une crise aux multiples facettes :

- La 1ère préoccupation est d’ordre démographique. La pénurie de médecins est criante.
Elle résulte de la baisse continue du numerus clausus depuis les années 70 : En 1972, le numerus clausus était fixé à 8 588. En 2000 et 2001, il est tombé à 4100.
En le maintenant à ce niveau, le gouvernement n’est pas en mesure de pouvoir réguler la pénurie.

- Par ailleurs, l’inégalité territoriale est flagrante entre les régions. Les médecins de campagne sont de plus en plus rare : la Picardie est la dernière région française en termes de densité médicale avec 241médecins pour 100 000 habitants.

- Il conviendrait donc, afin de rendre l’installation des médecins plus attractive en milieu rural, de développer certaines mesures d’incitation comme des défiscalisations, des aides à l’investissement, des prêts à taux zéro.

- Enfin, il faut revaloriser la tarification de leurs actes.

- L’actuelle politique de santé du gouvernement fondée sur une maîtrise comptable du système de santé est vouée à l’échec. Le contrôle bureaucratique conduisant au rationnement des soins va à l’encontre d’une véritable responsabilisation des professionnels de santé. Il faut abandonner cette approche et mieux anticiper l’évolution inéluctable des dépenses de santé.

- Au lieu de pérenniser une logique dénoncée à bon droit comme strictement comptable, une approche budgétaire classique, il faudrait que l’assurance maladie devienne un acheteur de soins intelligent.

- Remettons l’assuré social, c’est-à-dire le patient doublé d’un contribuable, au centre du système. Faisons en sorte que l’assurance maladie ait réellement pour objectif de fournir les meilleurs soins au meilleur prix.

- Cela passe tout d’abord par une redistribution des responsabilités, car aujourd’hui nous subissons la confusion des genres. L’Etat ne peut plus être à la fois le décideur, le gestionnaire et son propre contrôleur.

- Les différents partenaires qu’ils soient publics, mutualistes ou privés doivent pour leur part, s’organiser dans un système concurrentiel avec deux contraintes communes : un cadre budgétaire fixé par l’Etat et un cahier des charges défini par l’Etat.

- Une réforme est nécessaire dans l’intérêt des patients. Elle doit se faire avec le concours de l’ensemble des professionnels de santé.

 

Pour en savoir plus :
Démographie médicale : pénurie de médecins annoncée , lire l'étude de Medcost
Le schéma national des services collectifs sanitaires

 

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