Gynécologie, la fin d'une crise ?

Le Groupe Démocratie Libérale et Indépendants s'est félicité de la création du diplôme d'étude spécialisé de gynécologie médicale et de la réaffirmation de l'accès libre et direct au gynécologue médical.

A plusieurs reprises, les députés libéraux avaient attiré l'attention du gouvernement sur les
conséquences désastreuses de la disparition de cette spécialité.

Cependant, en 2000 lors du débat sur le financement de la sécurité sociale comme en 2001, lors de la discussion du projet de modernisation sociale, le gouvernement était resté sourd à ces arguments.

- Le changement de ton du gouvernement et l'adoption à l'unanimité de ces dispositions sur la gynécologie médicale dans le projet sur le droit des malades est donc une grande avancée à la fois pour le monde médical, mais surtout pour les femmes.

- Ainsi il faut mettre fin à l'opposition entre gynécologues médicaux et gynécologues obstétriciens, car ces deux spécialités participent tout autant l'une que l'autre à la prévention et à l'amélioration de la santé des femmes et plus généralement de la vie des femmes.

- Enfin, nous nous réjouissons que la France ait pu faire entendre sa position dans les instances européennes et qu'il soit fait en sorte que cette spécificité française, la gynécologie médicale, soit mieux acceptée et reconnue au niveau communautaire.


CHRONOLOGIE DE LA CRISE :

1. Une vieille querelle divise les gynécologues médicaux et les gynécologues obstétriciens du fait que ces derniers passent par l'internat, tandis que les autres font un DES. Faire une spécialité commune était donc plus que difficile.

2. Le mouvement des gynécologues est parvenu, en partie, à sensibiliser le gouvernement à la question. Ainsi, le 15 décembre dernier, a été décidée la création d'un diplôme d'études spéciales (DES) de gynécologie. Il devait comporter un tronc commun de trois ans dont six mois de spécialisation en gynécologie obstétrique ou médicale

Cependant le gouvernement n'avait ni garanti dans l'avenir l'accès direct au gynécologue choisi, ni mis en place 2 spécialités bien distinctes de gynécologie médicale et obstétrique avec 2 diplômes différents.

3. Lors du débat sur le projet de financement de la sécurité sociale pour 2001 puis du projet de modernisation sociale, le Groupe Démocratie Libérale et Indépendants avait déposé 2 amendements :
- Le premier visait à garantir l'accès direct au gynécologue librement choisi et la prise en charge par l'assurance maladie du coût des consultations et soins s'y rapportant.
- Le second avait pour but de rétablir le diplôme spécifique de gynécologie
médicale.

Le gouvernement est resté sourd aux arguments DL, éludant le sujet sous prétexte que ces deux amendements n'avaient aucun rapport avec le projet en discussion (cavaliers sociaux).

4. Lors de la discussion du projet de loi sur le droit des malades, le Groupe DL a à nouveau déposé son amendement sur la gynécologie médicale, de même que les communistes, ralliés à cette position.

Le gouvernement s'est donc trouvé dans l'obligation de négocier et a finalement accepté des dispositions sur la gynécologie médicales, adoptées à l'unanimité par les députés. Ces dispositions prévoient :
- la création d'un diplôme d'étude spécialisé en gynécologie médicale dans des conditions de formation pratique et théorique fixées par décret;
- l'accès libre et direct au gynécologue médical ;
- le remboursement du coût de ces consultations par l'assurance maladie.

Il y aura donc un tronc commun pour les gynécologues médicaux et les gynécologues obstétriciens, au terme duquel chacun choisira sa filière soit gynécologie médicale en 4 ans, soit gynécologie obstétrique en 5 ans.

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