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Les
kinésithérapeutes en difficulté
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Le 1er août 2000, le gouvernement a procédé de manière autoritaire à une baisse de tarifs pour la plupart des professionnels de santé dont les masseurs-kinésithérapeutes. Pour ces derniers, cela a engendré une diminution de la lettre clé (AMK) de 40 centimes (à 13F00), ce qui représente une baisse de pouvoir dachat très important. Il faut rappeler que cette profession avait attendu plus de dix ans une augmentation de leur AMK et que celle-ci est retombée brutalement au niveau atteint en 1997. Cette profession subit donc une lourde pénalisation qui na pas été compensée par une révision de la nomenclature. Par
ailleurs, démographiquement, les masseurs-kinésithérapeutes
sont en difficultés. Le manque de diplômés
est criant : le numerus clausus est passé de 1 600 en 1996
à 1 400 en 2001. Il est donc temps dinverser la tendance.
Quant à la question de la création dun
office ou dun ordre, les députés Démocratie
Libérale et Indépendants se sont toujours prononcé
en faveur de lordre des masseurs-kinésithérapeutes
et des pédicures-podologues, afin de respecter un certain
parallélisme avec les professions médicales.
Le gouvernement a tranché en faveur dun office des professions paramédicales dans le projet de loi sur les droits des malades. La création de cet office risque dengendrer une discrimination entre lorganisation des ordres professionnels médicaux et para-médicaux, voire de remettre en cause lexistence même de lordre professionnel des médecins. Ainsi deux conceptions sont possibles : * soit les règles de fonctionnement de loffice se rapprochent de celles des unions professionnelles régionales qui existent pour les professions médicales, et alors loffice coexistera à côté des ordres professionnels existants ; * soit si loffice se voit attribuer des compétences en termes de déontologie, de discipline et de conditions de travail, mais dans ce cas, il recouvre les compétences de lordre qui na alors plus de raison dexister.
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