Santé
en crise : "Il faut des mesures d'urgence"
Alain Madelin, le 9 janvier 2002
Alain Madelin estime que "la colère et les revendications
des médecins généralistes" illustrent
la nécessité de "mesures d'urgence" et de
"réformes plus profondes" dans le secteur de la
santé.
"C'est l'étatisation du système de santé"
qui "est à l'origine du dysfonctionnement de plus en
plus évident de l'organisation des soins, de la paupérisation
et de la déconsidération des professionnels de santé.
Compte tenu du danger de la situation, des mesures d'urgence s'imposent:
rattrapages financiers, suppression des quotas et abandon des sanctions
collectives".
Mais "il faudra avec les professionnels de santé engager
des réformes plus profondes de structure, qui, en préservant
un système de solidarité", permettront "d'organiser
plus efficacement le système" et "de rationaliser
les soins plutôt que les rationner".
Des réformes qui permettront en même temps "de
créer les conditions d'une véritable économie
de la santé plutôt que des économies sur la
santé" et "de rémunérer en conséquence
au juste prix les professionnels de santé".